Trimaisa

Une tradition toujours vivante.
Les jeunes passent de maison en maison en chantant le “Trimaisa”
c’est une quête destinée à fleurir l’autel de la Vierge Marie durant l’année.

Ce chant mélange patois lorrain et français en voici le texte

“c’est aujourd’hui le premier mai

or avril est déjà passé

étant venu étant allé

est entouré de méchancheté

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa

j’avos passé dedans les champs

j’avos trouvé les blés si grands

les orges et les avoines

les aubépines fleurailles

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa

allons voir dans votre ba’on

s’il n’y em trop beau gaon

c’est * le plus beau

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa

allons voir dans chambratte

s’il n’y em trop be banslate

c’est * la plus belle

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa

c’n’est pas pour nous que nous quettons

c’est pour la Vierge et son enfant

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa

c’est en vous remerciant

de vos dons de vos présents

o trimaisa ça lo mai et lo mi mai o joli trimaisa”

* le prénom du plus jeune
* le prénom de la plus jeune

<retour|>

Procession

Emotion renforcée en 2013, car cette cérémonie n’avait plus été vue dans les rues du village depuis 33 ans.

C’était en 1980, lorsque l’Abbé PETRY, curé depuis 44 ans, prit sa retraite.

Depuis, les paroissiens ont beaucoup voyagé, la paroisse est prise en charge tour à tour :

en 1980, par le Père Michel BOUR, jusqu’à son décès,

en 1985, par l’Abbé BERRIATTE de Jallaucourt, jusqu’à son décès

en 1987, par l’Abbé Jean-Marie CASIER son successeur à Jallaucourt, jusqu’à sa nomination à Sarreguemines,

en 1998, par le Chanoine Paul HOLVECK, de Lesse jusqu’à sa retraite,

en 1999, par l’Abbé Laurent PICCA de Lesse, puis de Delme jusqu’à son départ pour Thionville,

en 2007 par l’Abbé Patrick BENCE

a-cette-occasion-la-statue-a-ete-remise-en-peinture-par-deux-benevoles

Droits et démarches

renouveler sa carte nationale d’identité

personnes majeures

  • une facture de moins de trois mois
  • deux photographies réalisées par un professionnel
  • un acte de naissance pour les personnes n’ayant pas de carte ou ayant l’ancienne carte papier
  • un acte de naissance pour les dames ayant la carte sécuirsée mais ayant changé de situation matrimoniale entre temps

pour les enfants majeurs n’ayant pas de facture

  • une facture d’un parent
  • la carte d’identité du même parent
  • une attestation de domicile remplie également par ce parent

enfants mineurs

  • les mêmes pièces que pour adulte
  • le livret de famille
  • la carte d’identité du parent qui signera l’autorisation
  • le jugement de divorce dans le cas de parents divorcés

En cas de perte ou vol de la précédente carte joindre un timbre fiscal de 28 €

passeports

Prendre rendez-vous dans une mairie qui délivre les passeports biométriques (Faulquemont, Rémilly, Morhange..)

Les associations

ASSOCIATION DE LA FABRIQUE CATHOLIQUE

regroupe la paroisse de Marthille et l’annexe de Villers sur Nied. Elle gère les biens cultuels. http://mairie-marthille.fr/trimaisa

membres

  • président : Patrice Schroeder
  • trésorier : Marie-Odile Veber
  • secrétaire : Bernadette Laurent

    Gisèle Foulé et Huguette Fluhr
    membres de droits

  • Prêtre : Abbé Daniel SARRITZU curé de Delme
  • messieurs les Maires de Marthille et de Villers sur Nied

Courant juillet 2013 elle a organisé une soirée grillade, dont le bénéfice est destiné à remplacer les objets de culte (calice, ciboire et patène) volés dans la nuit du 14 au 15 octobre 2012.

le 15 août 2013 le prêtre a choisi le village pour la procession de la Vierge.

http://mairie-marthille.fr/procession

La paroisse fait partie de la communauté de paroisses Notre Dame de Lourdes de la Nied.

Voici l’adresse du site des trois communauté de paroisses :

http://paroissesdelme.wix.com/paroissesdelme#!marthille/cut0

FOYER RURAL

assure l’animation du village

  • janvier : galette
  • avril : marche
  • septembre : fête patronale
  • octobre : soirée moules
  • décembre : saint nicolas des enfants, financé par la Commune

membres du bureau

  • président : Patrick Ziolkowski
  • trésorier :
  • secrétaire :

SYNDICAT ARBORICOLE ET HORTICOLE DE MARTHILLE ET ENVIRONS

est propriétaire d’un alambic, il permet aux propriétaires de vergers, membres, de distiller leurs fruits

membres du bureau

  • président : Jean Jacot
  • trésorier : Gérard Hiéronimus
  • secrétaire : Jean Désinde

Travaux

2016 réfections voiries, trottoirs

 

assainissement
asst1 asst Le marché a été attribué à l’entreprise Barrasi57 de Morville les Vic
Les travaux d’assainissement sont finis
Dans le village, conduites et déconnexion des fosses sont terminées.

 

2013 trottoirs rue de Salm

 

porte-chaufferieRemplacement par Serplast de Morhange de la porte de la chaufferie.

travaux-rue-jeanne-d-arc-la-deuxieme-foisEn 2012, les enrobés de la rue Jeanne d’Arc ont été refaits, entièrement et deux fois, en raison d’une malfaçon du “macadam”.

 

La porte de l’école, les grilles de la grotte et la porte du jardin du souvenir autour de l’église ont été refaites en même temps.scellement-des-rampes

 

 

 

La porte et les rampes d’accès ont été nettoyées et galvanisées.crepi

mur-decrepi1L’entreprise Enduiest de Nancy a été chargée de la réfection du crépi en 2011.

Services publics

Présentation

Marthille

est un village rural de 180 habitants situé dans le canton de Delme, et l’arrondissement de Château-Salins.

La superficie du ban communal est de 1020 ha 24 a et 13 ca.
988 ha 50a et 68 ca sont cadastrés, ce qui laisse 31 ha 73 a 45 ca pour le domaine public.

Cinq exploitations agricoles participent, avec celles des villages voisins, à la culture des terres, pour les entretenir, mais aussi pour les parer de belles couleurs selon les saisons.

Le village abrite 189 Marthillois et Marthilloises.

la Salle des fêtes

des-couleurs-gaies La salle des fêtes de Marthille est située à l’étage de la mairie.
Elle accueille 80 personnes assises, au maximum.
La location se fait en mairie aux heures de permanence.

Un chèque de 77 €, correspondant aux arrhes est demandé à la signature du contrat de location.
Ce chèque est encaissé et ne peut faire l’objet d’un remboursement en cas de désistement, sauf en cas de force majeure, (grave maladie ou décès ou reprise par la commune six semaines avant la date de location, pour des raisons de services).

tarifs :

  • café enterrement village 30€ extérieur 46€
  • journée 46€ 80€
  • week-end et jours fériés 77€ 125€
  • réveillon 31 décembre 125€ 183€

Une attestation d’assurance vous sera demandée lors de la remise des clés ainsi qu’un chèque de caution de 152 €.
Un état des lieux sera également fait, avant et après location.

Les locaux doivent être rendus très propres, sinon il vous sera demandé un supplément de 20€charpente-apparente

http://mairie-marthille.fr/conditions-de-location

la Grotte et le Monument aux morts

“Une quête est faite pour la construction de la grotte de Lourdes. Dans le cas où la souscription atteindra la somme nécessaire pour entreprendre le travail, les jeunes gens seront convoqués. Je prie en même temps, tous ceux qui voudraient peut être aider à arracher des pierres ou à conduire des voitures.eclairee-la-nuit

Le dimanche 16 décembre, dernier dimanche aux vêpres, je vous ai déjà donné les premiers résultats de la souscritpion ouverte pour la construction d’une grotte de Lourdes, en souvenir de la guerre et de ses victimes.
Le nombre des souscripteurs, est passé de 53 à 69 pour une somme de 3386.70 Anciens Francs (5.160 €) à 4190.70 AF (6.38 €).

grotte-mariale Ensuite la décision fut prise de commencer une grotte de Lourdes grâce aux dons déjà recueillis. Les pierres seront prises sur le ban de Marthille. Les pierres de nos champs sont aptes à former un monument en souvenir de la guerre, des pierres qui elles-mêmes pendant la guerre, ont peut-être été rougies du sang des pauvres victimes de la guerre.

Il serait peut-être même bien de graver quelque part dans une pierre de la grotte une inscription rappelant de ce fait que la grotte est construite de pierres ramenées par les jeunes gens et les hommes des champs de bataille du 19 et 20 août, jour où Marthille restait sauf sous les obus des artilleurs qui combattaient.
extrait de l’homélie des dimanches
Les travaux ont duré 7 semaines et se sont terminés par une inauguration aussi belle que possible.

la-grotte-sans-les-grilles Pendant les travaux de galvanisation de toutes les portes métalliques, la grotte a été privée de ses grilles.

 

 

 

 

monument-aux-morts-situe-dans-la-grotte-mariale A l’intérieur de la grotte, se trouve le monument aux morts de la commune. Un autel sur lequel repose un livre. Sur la page ouverte, l’on peut lire une prière de reconnaissance de la paroisse pour avoir été épargnée pendant la bataille du 20 aût 1914, (cette bataille qui a eu lieu aux alentours de Morhange a été très meurtrière).
Les noms des soldats tombés sur le ban de la commune pendant la guerre de 1914-1918 sont gravés sur la face de l’autel.

l’ Eglise

de la Décollation de Saint Jean-Baptiste.

eglise-et-cimetiere

08 mars 1828 construction d’une tribune. L’Abbé Chrisment prend les frais à sa charge.

16 juillet 1828 bénédiction du chemin de croix par Joseph Nicolas Brion, Vicaire général du diocèse de Nancy-Toul

19 juillet 1835 bénédiction de deux cloches, l’une de 1602, l’autre de 1216, par l’Abbé Mélard, curé de Delme

1839-1940 fondation des Quarante heures par l’Abbé Rochefort

1869 construction de 2 ports sous le clocher, suppression des portes latérales

1884 délibération sur la reconstruction de l’église (plafond, plancher, barres)

15 novembre 1888 bénédiction solennelle de l’église reconstruite, par l’Abbé Zinguerlé, curé et archiprêtre de Delme

1891 stalles et boiseries dans le chœur

1900 boiseries dans la nef

1911 construction d’un calorifère : exécutée en décembre par Formery Morhange

06 août 1917 saisie de la grosse cloche de 776 kg par les autorités allemandes

190 installation de l’électricité à l’église

26 mars 1922 achat de nouvelles cloches (fondeur : Paul Chambon Châlette)

24 juin 1922 bénédiction des trois nouvelles cloches par l’Abbé Pierre archiprêtre à Delme ; 997, 704 et 485 kg

20 août 1929 inauguration de la grotte de Notre Dame de Lourdes

1934 décision de faire mettre en peinture l’église. Faite par Raymond Jacg

09 juillet 1937 bénédiction d’un nouveau chemin de croix

1937 décision d’acheter un nouvel orgue

10 avril 1938 bénédiction des orgues par m le Chanoine Adam, secrétaire général de l’Evêché, sermon de l’Archiprêtre de Delme ; à l’orgue, l’Abbé Frankam

17 avril 1944 descente des cloches par les allemands

Mai 1945 retour des cloches, retrouvées dans une fonderie d’Allemagne, et rapportées par l’armée Leclerc

1962 électrification des cloches et de l’horloge par l’entreprise Didelot de Sarrebourg

1967 installation du chauffage à air pulsé par l’entreprise Bach de Metz. L’Abbé Pétry, y a grandement participé

1987 remise en peinture de l’église par l’entreprise Klein de Bouzonville.

changement du carrelage intérieur

1995 aménagement du parvis

2005 réfection des crépis extérieurs

2008 acquisition d’une nouvelle cloche pour remplacer “Thérèse” qui était félêe suite à la guerre

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La paroisse fait partie de la communauté de paroisses Notre Dame de Lourdes de la Nied.

Voici l’adresse du site des trois communautés de paroisses :

http://paroissesdelme.wix.com/paroissesdelme#!marthille/cut0

Les Calvaires

A chaque entrée du village, les automobilistes rencontrent un calvaire.
calvaire-a-lestA l’est, en descendant la côte le calvaire témoigne de la protection dont a bénéficié un jeune homme qui voulait devenir prêtre pendant la révolution française.

Ce calvaire, dit « la croix du Bouquet » porte la date de 1794. Celui-ci a été érigé en reconnaissance à la suite de l’événement suivant. L’abbé Jean Simon Matte choisit la voie de la prêtrise quand survient la révolution. Séminariste réfractaire, il se cache à Outremont, ferme tenue par un de ses frères et situé sur la commune de Lesse. Il vient aussi se réfugier et se cacher dans la ferme de ses parents, actuellement 6 rue saint Jean. Le jour où les soldats vinrent le chercher, celui-ci, prévenu, s’était caché dans les buissons qui occupaient cette partie du village. Il put s’enfuir, terminer ses études en Allemagne et être ordonné à Trêves le 17 décembre 1791.

calvaire-au-nordAu nord, le calvaire à l’intersection des routes de Brûlange et Destry, en bois, a été remplacé en 1990, par une stèle de l’ancien cimetière. L’ancienne a été implantée là après la seconde guerre mondiale par Madame Barbier. Elle existait déjà avant la guerre en bois

calvaire-a-louestA l’ouest, sur la route de Villers sur Nied, se trouve le calvaire dit « croix des sœurs ». La tradition orale dit que ce calvaire à une époque oubliée, a été érigée par un brigand notoire du lieu, comme sanction à ses délits, punition infligée par le sergent de justice de Marthil.

 

 

calvaire-au-sud Au sud, sur le chemin de Vic, reliant le village à la route nationale 74, la croix en bois a été bénie le 07 juillet 1997 par Monsieur l’Abbé Jean-Marie Casier. Cette croix œuvre de Monsieur Robert Klein, est le résultat d’un concours de bonnes volontés des familles Antoine de Villers sur Nied, Butlingaire de Bréhain et Klein de Marthille.

 

 

la-nouvelle-croix Cette croix n’a pas supporté les aléas du temps et a été remplacée. l’Abbé Patrick Bence a bénie le 19 juin 2011, cette nouvelle croix en chêne réalisée par
l’entreprise Lorentz de Destry

 

 

 

Deux autres calvaires se trouvent encore dans le village, et sont privés

calvaire-salm-contournementcalvaire-st-jean-moulin

Un, se trouve au carrefour de la rue de Salm avec le chemin de contournement est. il y a toujours eu une croix, en bois.
La famille Barbier qui était propirétaire de la parcelle, a posé la croix en pierre récupérée dans l’ancien cimetière qui se trouvait autour de l’église. En 1992, le conseil municipal avait voté le transfert de tous les ossements, dans le nouveau cimetière.

L’autre est au carrefour de la rue du moulin avec la rue saint Jean.

L’Orgue

L’orgue est un instrument à vent multiforme dont les caractéristiques communes sont de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, et accordés suivant une gamme définie. L’orgue est joué le plus souvent à l’aide d’au moins un clavier et le plus souvent d’un pédalier.

l’église de Marthille a la chance d’en posséder un

l-orgue-de-l-eglise-saint-jean-baptiste

En 1842, le curé mentionna dans un questionnaire, envoyé par l’évêché de Nancy : « sur la tribune est aussi un orgue à cylindre et à clavier tout à la fois ». Son origine n’est pas connue. Lors de la visite canonique du 25 octobre 1910, on avait ainsi recommandé que dès que les ressources le permettront, il y a lieu de faire l’acquisition d’un jeu d’orgues » la visite canonique du 17 octobre 1913 confirma cette demande. Lors du recensement de Mathias, en 1932, il n’y avait qu’un harmonium.

C’est à l’initiative de l’Abbé Jean Pétry, curé de 1936 à 1981, que le conseil de fabrique décida, en octobre 1937, de remplacer l’harmonium par un orgue, payé par la location des bancs et par une souscription lancée parmi les paroissiens.
Il fut commandé à Henri Vondrasek.

L’instrument fut inauguré lors des vêpres du dimanche des Rameaux 1938 par le Chanoine Frankum. Comme dans plusieurs ouvrages de Vondrasek, la traction est mécanique ce qui pour l’époque était plutôt novateur.
Endommagé par un obus tombé dans l’église, l’orgue fut réparé en 1958 par Joseph Albert pour environ 200 000 F. A la fin du printemps de 1993, François Delangue effectua un relevage complet pour 85 332.70 F

Buffet
Très sobre, la boiserie se limite à des montants et traverses en chêne pour la façade et en sapin pour les parois latérales, avec des panneaux en contreplaqué. Il n’y a ni paroi arrière ni plafond. Au-dessus de la console, des panneaux grillagés permettent à l’organiste de mieux s’écouter. Les tuyaux de façade sont en zinc, avec écussons rapportés en plein cintre.

Console
Latérale, à droite du soubassement, fermée par un rideau coulissant. Clavier en tilleul, avec naturelles replaquées par Delangue en os (matière synthétique blanche avant 1993 et feinte en ébène. Octave 161 mm. Pédalier droit en chêne, avec marches en éventail. Tirants de section ronde, alignés au-dessus du clavier, avec porcelaines banches et bagues dorées. Tirasse par pédale à accrocher, au centre. Deux plaques, l‘une en porcelaine blanche, à gauche, l’autre en métal, indiquant :
Henri Vondrasek Restauré par Joseph Albert
facteur d’orgues Facteur d’Orgues
Sarre-Union Boulay

Transmission
Mécanique non suspendue, à équerres en laiton. Abrégés horizontaux avec rouleaux en chêne. Abrégé de la tirasse avec rouleaux en fer. Tirage mécanique des jeux, comportant un petit abrégé avec rouleaux en fer permettant de disposer les jeux à la console dans un ordre acoustique et non dans l’ordre des chapes.

Tuyauterie
Entièrement de Vondrasek, sans réemploi de tuyaux plus anciens. Tuyaux de facture industrielle, poinçonnés, avec lèvres supérieures biseautées.

Diapason
La à 440 Hz

Soufflerie
Réservoir à deux plis compensés, placé dans une pièce derrière l’orgue, à gauche du clocher. Pompes actionnées par un levier en bois. Ventilateur électrique sans caissons protecteur.

Sons divins
Lors de la prière du chapelet, nous avons nouveau le plaisir de l’entendre raisonner dans l’église . Mercredi à 16 h en hiver et à 17 h l’été, chaque semaine en mai et octobre et le 2ème mercredi les autres mois.

lors-dun-chapelet

La dernière Cloche

chanoine-paul-holveckChance rare, une petite délégation du village a pu se rendre en juillet 2008, dans une fonderie à Annecy, afin d’assister en direct à la naissance de la nouvelle cloche de l’église. Retour sur la création pas banal de cet instrument pourtant si familier…

Pourquoi
En 1922, Marthille comportait trois cloches : Marie, Jeanne d’Arc et Thérèse, qui pesaient respectivement 997, 704 et 485 kg… Toujours est-il qu’en 1944, elles furent descendues du clocher par les Allemands. Retrouvées en mai 1945 dans une fonderie d’Allemagne, elles furent rapportées par l’armée. Malheureusement, Thérèse, plus petite et plus fragile, a été, au vu des événements, assez endommagée… Malgré tout, elle ne sera pas remplacée.
Les volées quotidiennes et l’usure du temps ont agravé l’état de la cloche qui présentait en dernier une fêlure de 80 centimètres. Il y avait donc un risque.

La décision
Jusqu’à ce que le 3 août 2007, le conseil municipal, conscient du risque que représentait cette pauvre vieille cloche, vote l’achat d’une remplaçante…
La décision prise, commande est passée aux établissements Bodet, qui assurent la maintenance du clocher. La naissance de la nouvelle cloche est alors programmée pour mi-juillet, dans les ateliers de la fonderie Paccard, de Sévrier dans la banlieue d’Annecy.

la-couleeLa coulée
Et quelques chanceux ont eu l’opportunité d’assister à cet heureux événement !
Une quinzaine de personnes, le maire, des conseillers municipaux et leur famille, et le curé desservant la paroisse, se sont donc rendus sur place. Ils ont ainsi pu, avant la coulée, visionner un film expliquant la fabrication du moule, procédé propre à la fabrication de chaque cloche, quelle que soit sa taille.
Petite explication technique : l’opération se déroule en trois phases, car le moule est composé de trois parties distinctes : le noyau, la fausse cloche, et la chape.

  • Le noyau est la partie du moule qui représente l’intérieur de la cloche. Il est construit en briques habilement disposées, cerclées avec du fil de fer et recouvert d’argile.
  • La fausse cloche, en terre friable, représente la cloche elle-même, et tient provisoirement sa place. C’est sur cette partie que l’on place les ornementations et les inscriptions. Ces empreintes sont en cire et en relief.
  • Enfin, la chape est la partie supérieure qui va recouvrir la fausse cloche. Elle est également en terre et formée de couches successives.
    On procède ensuite à la cuisson du moule, opération qui fera fondre la cire, dont les empreintes resteront en creux. La fausse cloche n’étant utile que pour la fabrication de la chape, il faut alors l’enlever. On soulève donc la chape, la fausse cloche est brisée, est la chape est replacée sur le noyau. Il reste donc un vide, que viendra occuper le métal en fusion lors de la coulée. Le métal en question, composé de 78 % de cuivre et de 22 % d’étain, est porté à 1 012 degrés. Avec la coulée se termine le processus de fabrication.

benedictionLa bénédiction
L’église était remplie ce jour là.
Une vidéo montrant de quelle manière l’objet a été conçu a été projetée avant le début de la messe.
Le curé desservant la paroisse, qui concélébrait pour l’occasion avec le chanoine Paul Holveck et l’ archiprêtre de Château-Salins, a rappelé à quel point les cloches jouent un rôle dans la société humaine, annonçant les événements heureux ou pénibles. «En écoutant les cloches, nous nous rappelons que nous appartenons à une famille » a ajouté l’abbé Bence.
Il a fallu 57 secondes pour que “Thérèse” prenne forme dans son moule en juillet dernier » a complété Patrick Bence

Le poids et le coût
Constatant à quel point Thérèse devenait un danger, le conseil municipal a sollicité une aide financière.
La toute nouvelle cloche, composée de cuivre et d’étain, pèse 520 kg, les deux autres, Marie et Jeanne d’Arc, ont un poids respectif de 997 et 704 kg.
La commune a pu bénéficier d’une dotation globale d’équipement à hauteur de 51 % du montant des travaux, ce qui représente une somme de 7 900 €.

hissage-de-therese Le hissage
La cloche dont le battant a été activé en douceur pendant la messe, a été hissée par la société Bodet, basée à Saint-Nicolas-de-Port, au sommet du clocher qui lui, date de 1888.
Hissée avec précaution par les spécialistes de la société, la cloche a été élevée à l’intérieur du clocher via un ingénieux système de treuil. «Je m’appelle Thérèse, je remplace ma grande sœur endommagée … » ce texte gravé, précise qu’elle a été bénie par Mgr Raffin, et que le curé de la paroisse est Patrick Bence et le maire Gérard Hiéronimus.
L’ancienne cloche a quant à elle fait ses adieux au village et devrait être fondue.

La surprise
« Thérèse » a émis son premier gong, pour le plus grand plaisir de tous.lancienne-et-la-nouvelle
Surprise lors du samedi suivant, à l’Angélus. En effet, lors du changement de l’horloge, les élus ont demandé la programmation de “l’Ave Maria” à chaque fin de semaine.

l’Ecole de Neufchère

Cette école n’appartient pas à notre commune.

Comme son nom l’indique, elle appartient au syndicat de Neufchère.
Celui-ci regroupe les communes de Frémery, Oron, Chicourt, Chateau Bréhain, Bréhain, Villers sur Nied et Marthille.
Le nom “Neufchère” a été choisi en raison d’une chapelle, celle de Neufchère. Elle est située sur le ban de Chicourt, et donc, aproximativement au centre des communes.

Cette école a été construite en 1980. La commune de Marthille a donné le terrain et a pris en charge 35 % du coût de la construction.

Chaque année, aux grandes vacances, l’ouvrier intercommunal consacre une semaine à la peinture et diverses retouches d’une salle.
Ainsi, 30 ans plus tard, elle a encore fière allure.

En automne 2010, les élus ont décidé de renforcer l’isolation de l’école.

35-ouvertures-remplacees

Les 35 ouvertures ont été changées et les plafonds des salles de classes furent abaissés et recouverts de laine de verre.

Les travaux d’un montant de 68 000 € ont été subventionnés par l’Etat et par une subvention exceptionnelle du Député Alain Marty pour une totalité de 65 %.

35-ouvertures-remplacees

Les élus n’ont pas hésité avant de prendre cette décision, lourde financièrement pour les communes, et nécessitant un prêt.

 

 

 

les-plafonds-sont-isoles

Dans un premier temps, ces travaux permettront une économie d’énergie, et par la suite, donneront un plus à l’école de Neufchère.

Site de l’école

http://www4.ac-nancy-metz.fr/ecole-marthille/

Contact

e.e.pu-marthille – 0573597a <ce.0573597@ac-nancy-metz.fr>

l’ Aire de jeux

jeux-maison La commune a mis à disposition des petits, une aire de jeux.

Elle se trouve a côté de l’école, qui appartient au sivom de Neufchère.
Ces jeux sont utilisés par la classe de maternelle aux heures de classe.

Le sivom de Neufchère a réalisé un city-stade pour les grands, sur un terrain mis à disposition par la commune de Marthille, par bail emphytéotique.

les-parents-restent-responsablesEn dehors des cours, les enfants du village peuvent en bénéficier, tout en respectant le matériel.

Les enseignants sont ravis de ces équipements, très pratiques en cours de sport.
jeux

les Pompiers

Le corps de sapeurs pompiers

La commune de Marthille a créé un corps de sapeurs pompiers bien avant 1914 pour venir en aide aux habitants sinistrés.

Ce corps, composé d’une petite dizaine de pompiers, est intervenu que très rarement.

Déroulement d’une intervention :
le-pompier-en-tenue-de-ceremonie-il-ne-devait-pas-avoir-froid-en-ete
Lors de l’incendie d’une habitation dans la rue principale, les soldats du feu se précipitèrent dans le local abritant le matériel à incendie (aujourd’hui la distillerie) pour disposer de la pompe à incendie installée sur une charrette à bras et la déplacer en toute hâte devant la maison sinistrée.

Faute de volontaires, le corps a été dissout dans les années 1906-1965.
Lors de la réfection de la mairie, un costume de cérémonie a été trouvé dans un carton. Depuis 1993, il habille un mannequin qui vous accueille au secrétariat.

lancienne-pompe-a-peu-mise-a-lhonneur

Le local quant à lui a trouvé une nouvelle utilité. Depuis 1995, il abrite la distillerie, gérée par le syndicat arboricole et de distillerie de Marthille et environs.
90 adhérents peuvent ainsi distiller les fruits de leur vergers et ainsi savourer, avec modération, un alcool de qualité.

lé Bocates

Dans le monde rural d’autrefois, on prenait plaisir à donner par dérision ou moquerie des sobriquets aux habitants des villages…
On évoquait « lés bocates è lés tahh’rands de Mârtèy. »
(Les chèvres et les tisserands de Marthille)

Autrefois, à la fin du XIXème siècle, beaucoup de petits laboureurs, de condition modeste, appelés dans le parler rural lorrain « hartads », (paysans médiocres) se contentaient d’élever des chèvres (le bétail des pauvres) à Marthille.

Le sobriquet « lès bocates » rappelle l’ancienne condition misérable de bon nombre d’habitants du village.

(Référence : l’Evangile des Ivrognes, Version Vic et le travail de recherche de Marcel Geber)

«Lé bocates prégné au pâquis»

le chèvres paissent dans la prairie, sur le terrain communal

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