les Pompiers

Le corps de sapeurs pompiers

La commune de Marthille a créé un corps de sapeurs pompiers bien avant 1914 pour venir en aide aux habitants sinistrés.

Ce corps, composé d’une petite dizaine de pompiers, est intervenu que très rarement.

Déroulement d’une intervention :
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Lors de l’incendie d’une habitation dans la rue principale, les soldats du feu se précipitèrent dans le local abritant le matériel à incendie (aujourd’hui la distillerie) pour disposer de la pompe à incendie installée sur une charrette à bras et la déplacer en toute hâte devant la maison sinistrée.

Faute de volontaires, le corps a été dissout dans les années 1906-1965.
Lors de la réfection de la mairie, un costume de cérémonie a été trouvé dans un carton. Depuis 1993, il habille un mannequin qui vous accueille au secrétariat.

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Le local quant à lui a trouvé une nouvelle utilité. Depuis 1995, il abrite la distillerie, gérée par le syndicat arboricole et de distillerie de Marthille et environs.
90 adhérents peuvent ainsi distiller les fruits de leur vergers et ainsi savourer, avec modération, un alcool de qualité.

l’Enceinte du Château

L’enceinte de Marthille.

Dans le Bois des Seigneurs, une colline boisée culminant à 337 m, en forme d’éperon, présente les traces d’un système fossoyé ovalaire (110 m x 90 m) qui comprend à son extrémité un retranchement circulaire.
Cette structure, proche de celle de Tincry, n’est pas datée mais pourrait appartenir à un camp gaulois de l’Âge de Fer (750 av. J.-C. – début de notre ère) réoccupé à l’époque médiévale.

Première hypothèse : il pourrait s’agir d’un camp préhistorique de l’Âge de Fer.
Cette enceinte fortifiée aurait été occupée par les Gaulois non seulement pour servir de refuge, mais également pour surveiller les voies de passage.
Quant à l’habitat à l’intérieur du camp, on peut imaginer des alignements de cabanes.

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Deuxième hypothèse : L’éperon n’abritait-il pas une motte castrale au Moyen-âge ?

Dans la notice de Lorraine éditée en 1756, le chroniqueur Dom Calmet se contente de mentionner que, d’après une ancienne tradition du pays, l’empereur d’Occident, Louis le Débonnaire (Louis le Pieux) (814-840), fils et successeur de Charlemagne, a eu à Destrich (Destry) deux maisons royales, l’une contiguë au village, l’autre éloignée d’un quart de lieue de celui-ci et située sur une montagne couverte de bois (le Haut Bois ?). On y remarque encore des tas de pierres et des fossés. (Calmet, Notice, article Morhange)

panneau-chateau sur la façade de la mairie

lé Bocates

Dans le monde rural d’autrefois, on prenait plaisir à donner par dérision ou moquerie des sobriquets aux habitants des villages…
On évoquait « lés bocates è lés tahh’rands de Mârtèy. »
(Les chèvres et les tisserands de Marthille)

Autrefois, à la fin du XIXème siècle, beaucoup de petits laboureurs, de condition modeste, appelés dans le parler rural lorrain « hartads », (paysans médiocres) se contentaient d’élever des chèvres (le bétail des pauvres) à Marthille.

Le sobriquet « lès bocates » rappelle l’ancienne condition misérable de bon nombre d’habitants du village.

(Référence : l’Evangile des Ivrognes, Version Vic et le travail de recherche de Marcel Geber)

«Lé bocates prégné au pâquis»

le chèvres paissent dans la prairie, sur le terrain communal

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la Nied française

La Nied française prend sa source à 271 mètres d’altitude, sur le ban de Marthille, au sud de la localité, sur un terrain privé. Elle a un débit initial de 14 l / s.

La section cadastrale « Source de la Nied » évoque la rivière.
Un édicule, appelé jadis « Fontaine de Sainesebord », construit en 1777, abrite la source.

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Elle parcourt 53 km pour se réunir à la Nied allemande à Condé-Northen.
Elles forment ainsi la Nied réunie.

Cette dernière se jette ensuite dans la Sarre, en Allemagne

le Trésor

D’après un authentique document, le trésor de Marthille serait enfoui dans le Bois des Seigneurs, à l’intérieur d’un souterrain, à l’emplacement d’une enceinte préhistorique réoccupée à l’époque médiévale.

Plusieurs hypothèses sont évoquées quant à la nature et la provenance de ce fabuleux trésor.

Il pourrait s’agir :

  de deux coffres, remplis d’or (2000 louis et 17 kilos d’or en lingots) et de diamants cachés par les seigneurs de la contrée durant la guerre de Trente Ans (1618-1648).

  Du butin des Suédois pendant la même guerre.

  Des biens (une caisse appelée Marguerite) abandonnés par les puissants Condé (maison princière collatérale de la maison de Bourbon) lorsqu’ils ont quitté la France pendant la Révolution de 1789.

Malgré plusieurs recherches fort onéreuses en 1923, 1925, 1927, 1980 et dernièrement en 2013, le trésor n’a jamais été découvert.

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les symboles de la République

  • LA DEVISE

La constitution de la cinquième République proclame le respect des droits individuels fondamentaux pour et par le peuple Français, à travers la devise
« Liberté, Egalité Fraternité »

Elle est inscrite dans la constitution de 1958 et fait aujourd’hui partie de notre patrimoine national.

Ces idéaux de liberté justifient l’attachement que les Français réservent aux symboles de la République : le drapeau, l’hymne national, la Marianne, le portrait du Président de la République, les écharpes.

  • LE DRAPEAU

Emblème national de la Cinquième République, le drapeau tricolore est né de la réunion, sous la Révolution française, des couleurs du roi (blanc) et de la ville de Paris (bleu et rouge), signe de « l’alliance auguste et éternelle entre le monarque et le peuple ». Aujourd’hui, le drapeau tricolore flotte sur tous les bâtiments publics. Il est déployé dans la plupart des cérémonies officielles, qu’elles soient civiles ou militaires.

En 1790, l’Assemblée nationale constituante avait décidé que le pavillon national Blanc de la Marine comportât un quartier tricolore bleu, blanc, rouge à la place du blason des Armes royales.
Ce drapeau évolua au cours des différents changements de régimes politiques

La constitution du 4 octobre 1958 dispose simplement que
« l’emblème national est le drapeau tricolore bleu, blanc, rouge »
Il est exposé sur les bâtiments, sièges des ^pouvoirs publics (le palais de l’Elysée, l’hôtel Matignon (Premier Ministre), le palais Bourbon (Assemblée Nationale, le palais du Luxembourg (Sénat), les ministères de la Républiques, les Préfectures … et les mairies.

Le drapeau exprime l’identité du peuple français.

  • L’HYMNE NATIONAL

Marseillaise En 1792, à la suite de la déclaration de guerre du Roi à l’Autriche, un officier français en poste à Strasbourg, Rouget de Lisle compose, dans la nuit du 25 au 26 avril, chez Dietrich, le maire de la ville, le « Chant de guerre pour l’armée du Rhin

Ce chant est repris par les fédérés de Marseille participant à l’insurrection des Tuileries le 10 août 1792. Son succès est tel qu’il est déclaré chant national le 14 juillet 1795.
La IIIème République (1879) en fait un hymne national et, en 1887, une « version officielle » est adoptée par le ministère de la guerre après avis d’une commission.

En septembre 1944, une circulaire du ministère de l’Education nationale préconise de faire chanter la Marseillaise dans les écoles pour « célébrer notre libération et nos martyrs ». Le caractère d’hymne national est à nouveau affirmé dans les constitutions de 1946 et de 1958 (article 2

  • LA MARIANNE

Même si la Constitution de 1958 a privilégié le drapeau tricolore comme emblème national, Marianne incarne aussi la République Française.

Après la révolution, la France a adopté comme symbole Républicain, la Liberté représentée par une femme portant un bonnet phrygien. Cette coiffe fait allusion à celles des esclaves affranchis de Phrygie, en Asie mineure, dans l’Antiquité.

L’origine de l’appellation de Marianne n’est pas connue avec certitude. Prénom très répandu au XVIIIème siècle, Marie- Anne représentait le peuple.
Mais les contre-révolutionnaires ont également appelé ainsi, par dérision, la République.

  • le 14 JUILLET, fête nationale de la République

La fête nationale se construit sur le souvenir et la signification de deux événements révolutionnaires qui placent le peuple au cœur de l’action, à la fois acteur et objet, sujet et finalité.
le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille et
le 14 juillet 1790, la Fête de la Fédération, l’union de la Nation

Ainsi, en 1880, les députés républicains sont-ils confrontés à la nécessité d’offrir à la Nation, une fête collective dont il faut fixer la date..
La place du peuple dans l’événement choisi doit être centrale pour les députés.

le 24 février la Révolution de 1848 apparaît comme une évidence au vieux socialiste Louis Blanc, , début des événements qui conduisent au suffrage universel, à l’abolition de l’esclavage, aux ateliers nationaux

le 5 mai, journée d’ouverture des états généraux

le 20 juin, le serment du Jeu de Paume.

les 27,28, 29 juillet révolution de 1830. Si la révolution de 1830 mais est-il possible de fêter la Nation par une date qui favorise l’arrivée au pouvoir des Orléanistes ?

le 26 août, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen

le 4 septembre eut pu recueillir les suffrages,

Les 20, 21 septembre permettraient une commémoration nationale placée en début d’année scolaire, après les vendanges, pour fédérer la Nation autour de la naissance du premier régime sans roi

les 5 et 6 octobre, au cours desquelles les femmes puis la garde nationale ramènent à Paris le « boulanger, la boulangère et les petits mitrons »

le 4 août Née dans la défaite des premiers jours de septembre, avec l’enjeu de la poursuite de la guerre, la République vaincue, dans un territoire occupé, passe assez rapidement entre les mains des conservateurs, avec une majorité monarchiste aux élections législatives de février 1871 et un long chemin de dix années pour la conquête des institutions par les républicains

Alors le 14 juillet s’impose dans le débat. Certes il devient date de fête nationale par élimination des autres dates possibles. Cependant il ne faut pas en faire une victoire par défaut. Le 14 juillet remplit nombre de critères imposés : il s’agit bien d’une journée d’intervention du peuple français, en l’occurrence parisien dans le cadre de son émancipation de la conquête de la liberté. Le peuple devient acteur de sa propre histoire

La victoire du 14 juillet n’est-elle pas à trouver dans la double signification de la date.
Au 14 juillet 1789 succède un 14 juillet 1790. La fête de la fédération atténue le caractère violent de la prise de la Bastille au profit d’une célébration modérée non de l’événement mais de la Nation fédérée, unie en une même fête, associant l’ensemble des parties pour un projet commun. Le choix d’une date à double acception reçoit les suffrages des républicains modérés, voire de certains orléanistes pour lesquels 1790 est un moindre mal.

  • LE SCEAU

Marque distinctive et signe d’autorité, le sceau est détenu au Moyen Age et sous l’Ancien Régime par les différents pouvoirs civils ou religieux et par le roi lui-même. Aujourd’hui l’usage du sceau n’est réservé qu’à des occasions solennelles comme la signature de la Constitution et éventuellement ses modifications.
Le sceau actuel de la République est celui de la IIème République, frappé en 1848.

A la Révolution, le sceau de Louis XVI, en or, est fondu pour récupérer le métal. Un décret de 1792 a fixé pour la première fois le contenu du nouveau sceau de la République : une femme debout tient une pique surmonté d’un bonnet en forme de ruche et de l’autre bras un faisceau de licteur.

Un arrêté du 8 septembre 1848 définit le sceau de la IIème République, encore utilisé de nos jours.

La presse servant à établir le sceau est conservée dans le bureau du ministre de la justice qui porte toujours le titre de « garde des sceaux ».

  • LE COQ

Le coq apparaît dès l’Antiquité sur des monnaies gauloises. Il devient symbole de la Gaule et des Gaulois à la suite d’un jeu de mots, le terme latin  » gallus  » signifiant à la fois coq et gaulois
La Révolution française en a fait un plus large usage. On le trouve notamment représenté sur des assiettes et sur le sceau du Directoire. Proposé comme emblème à Napoléon Ier par une commission de conseillers d’Etat, il fut refusé pour la raison suivante :  » le coq n’a point de force, il ne peut être l’image d’un empire tel que la France « .

A partir de 1830, il est à nouveau très apprécié. Par une ordonnance du 30 juillet 1830, le coq gaulois doit figurer sur les boutons d’habit et doit surmonter les drapeaux de la garde nationale.

Dédaigné par Napoléon III, il devient un symbole quasi officiel sous la IIIème République : la grille du parc du Palais de l’Elysée construite à la fin du XIXème siècle est ornée d’un coq et la pièce d’or frappée en 1899 également.

la République française lui préfère aujourd’hui le symbole de la Marianne, il figure toutefois sur le sceau de l’Etat, qui est celui de la Seconde République : la liberté assise tient un Coq sur un canon avec gouvernail sur lequel est représenté le coq. Il est surtout utilisé à l’étranger pour évoquer la France, notamment comme emblème sportif.

  • Le faisceau de licteur

DESCRIPTION
La partie centrale du motif représente des faisceaux constitués par l’assemblage de branches longues et fines autour d’une hache par des lanières.
Les faisceaux sont recouverts d’un bouclier sur lesquels sont gravées les initiales RF (République française) Des branches de chêne et d’olivier entourent le motif. Le chêne symbolise la justice, l’olivier, la paix.

Le faisceau de licteur est un emblème très souvent utilisé pour représenter la République française, même s’il n’a aujourd’hui aucun caractère officiel.

Les faisceaux sont constitués par l’assemblage de branches longues et fines liées autour d’une hache par des lanières. Dans la Rome antique, ces faisceaux étaient portés par des licteurs, officiers au service des Magistrats et dont ils exécutaient les sentences.

A révolution française ré-interprèta ce symbole : le faisceau représente désormais l’union et la force des citoyens français réunis pour défendre la Liberté. L’Assemblée constituante impose en 1790 ses « antiques faisceaux » comme nouvel emblème de la France.

A la chute de la Monarchie, le faisceau de licteur devient un des symboles de la République française « une et indivisible » (tel un faisceau). Il est repris sur le sceau de la Ière République puis sur celui de la IIe République, toujours en usage aujourd’hui.

le territoire, le nom, les habitants

  • SON TERRITOIRE

DELIMITATION du TERRITOIRE

La délimitation des communes est fixée d’après :

  Des plans archivés en mairie

  Des titres existants

  Ou des usages et convenances locaux
Le territoire est représenté sur un plan cadastral divisé en sections et en parcelles délimitées par des géomètres.
Les plans permettent aux services administratifs de déterminer les taxes foncières les taxes d’habitation ou diverses autres contributions.

CONTESTATION du TERRITOIRE

Les limites territoriales peuvent être contestées.

MODIFICATION du TERRITOIRE

Une commune peut faire modifier ses limites territoriales. Une demande doit être formulée per les conseillers municipaux. Après enquête et avis du conseil Départemental, les modifications sont prises par le Préfet

  • SON NOM

L’attribution d’un nom à une commune a pour origine des usages qui remontent avant 1789. Il ‘agit souvent également du nom latin de la cité ancienne.
Les noms se choisissaient parfois selon les caractéristiques géographiques des lieux, les particularités religieuses, locales ou celles ayant trait à la vie du village.
Aujourd’hui, le nom des communes figurent sur une liste officielle correspondant au recensement de la population, certifié par décret.
Une commune peut, sur proposition du conseil municipal ou suite à la modification des limites territoriales, demander le changement de son nom. La décision est prise par décret en Conseil d’Etat, après consultation du conseil départemental.

  • SES HABITANTS

LE NOM des HABITANTS de la COMMUNE

Il est établi soit par l’usage, soit par délibération du Conseil municipal, après consultation des habitants selon l’histoire de la commune et conformément aux règles de la linguistique.

LA POPULATION de la COMMUNE

  Depuis l’Antiquité et jusqu’à la révolution, le recensement avait pour but de dénombrer les hommes susceptibles de porter les armes.

  A partir de la Révolution, le recensement servait essentiellement à la fiscalité.

  Aujourd’hui il est utilisé pour la statistique et sert :
° à déterminer les taxes locales
° à fixer le montant des subventions accordées par l’Etat aux collectivités locales
° à calculer le nombre de Conseillers municipaux pour chaque commune
° à étudier si l’implantation d’une école, d’un collège ou d’un lycée est justifiée
° à étudier si l’implantation d’une ligne de transport est utile….

l’origine, l’histoire

La France avant la révolution de 1789

Le royaume de France après des siècles d’une lente formation était d’une grande diversité, constitué de communauté et de provinces fonctionnant chacun selon ses coutumes, ses lois et souvent sa langue propre.
Aucune structure administrative uniforme n’existait.
En milieu rural, les seigneurs prélevaient les imports pour leur compte et le clergé dans ses paroisses, s’occupaient, entres autres des tâches administratives quotidiennes enregistrant les baptêmes, les mariages et les décès dans des registres paroissiaux.

La France de la révolution à nos jours

• 1789 – NAISSANCES DES COMMUNES ET DE LEUR FISCALITE

Loi du 14 décembre 1789 qui réa 44 000 communes correspondant aux paroisses existantes et qui transféra à l’administration civile la gestion des collectivités.
Lois des 22 et 27 décembre 1789 qui découpèrent la France en départements, districts et cantons.
Par ailleurs les nouvelles communes furent dotées d’une fiscalité unique basées sur les taxes appelées depuis « les quatre vieilles » Il s’agit de :

  La taxe foncière sur les propriétés bâties

  La taxe foncière sur les propriétés non bâties

  La contribution mobilière

  La patente (transformée en taxe professionnelle puis en cotisation foncière des entreprises)

 
• 1848 – ELECTIONS MUNICIPALES

Sous la seconde République, 1848-1852, le principe des élections au suffrage universel fut appliqué aux conseillers municipaux.

• 1884 – LA « CHARTE des COMMUNES »

La troisième République 1871-1940, a organisé le fonctionnement et la gestion des collectivités territoriales tels qu’ils sont encore à ce jour. Furent instaurés :

  Le principe de l’autonomie des communes ;

  La règle de l’élection du Maire par le conseil municipal ;

  La gestion des affaires communales par décisions prises en Conseil municipal sous forme de délibérations.

C’est également à cette même période que Jules Ferry, Ministre de l’Instruction publique a fait voter la loi instaurant le caractère obligatoire, gratuit et laïc de l’enseignement primaire dans les écoles communales.

Procession

http://mairie-marthille.fr/procession

Emotion renforcée en 2013, car cette cérémonie n’avait plus été vue dans les rues du village depuis 33 ans.

C’était en 1980, lorsque l’Abbé PETRY, curé depuis 44 ans, prit sa retraite.

Depuis, les paroissiens ont beaucoup voyagé, la paroisse est prise en charge tour à tour :

en 1980, par le Père Michel BOUR, jusqu’à son décès,

en 1985, par l’Abbé BERRIATTE de Jallaucourt, jusqu’à son décès

en 1987, par l’Abbé Jean-Marie CASIER son successeur à Jallaucourt, jusqu’à sa nomination à Sarreguemines,

en 1998, par le Chanoine Paul HOLVECK, de Lesse jusqu’à sa retraite,

en 1999, par l’Abbé Laurent PICCA de Lesse, puis de Delme jusqu’à son départ pour Thionville,

en 2007 par l’Abbé Patrick BENCE

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le Courrier

desservait toutes les localités de son parcours entre Marthille et Baudrecourt, il assurait aux voyageurs la correspondance avec les trains omnibus de la ligne de Metz-Sarrebourg, à raison de deux allers retours journaliers, l’un tôt le matin, entre 6 h et 8 h30 et l’autre en fin d’après-midi, entre 16 h 30 et 19 h.

Il desservait aussi les agences postales de Marthille, Lucy et Baudrecourt en transportant les sacs postaux préparés par ces agences et ceux qui leur sont destinés.
Ces sacs transitent par le wagon postal de chaque train où des opérations de tri
sont effectuées Il a fonctionné de 1922 à 1939.

Le 24 août 1939 au matin, le conducteur est mobilisé, son véhicule est réquisitionné. La mission : participer au transport des hommes rappelés sus les drapeaux regroupés à Conthil et devant rejoindre Leyviller.

Dix jours plus tard, la guerre est déclarée.

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le Train

En 1842, le conseil municipal s’est réuni suite à la circulaire de monsieur le Préfet en date du 27 décembre, relatif au chemin de fer direct de Paris à Strasbourg avec embranchement sur Metz.

Il était invité à émettre son avis sur cette importante question et après examen, s’il ne conviendrait pas que la commune offrit son concours dans la dépense à laquelle la construction de cette ligne directe donnerait lieu.

Après délibération, et considérant que le chemin de fer direct offrira des avantages immenses au pays en général et en particulier au département de la Meurthe* qu’il parcourra dans toute sa longueur, conscient de sa haute utilité pour le pays et le département de la Meurthe, demande que le Gouvernement adopte de préférence à tout autre projet, le chemin direct de Pais à Strasbourg par Nancy avec embranchement sur Metz.

Dans le cas où ses vœux seraient accueillis, la commune pourrait offrir au gouvernement aucune somme, qu’en effet, c’est à regret qu’elle ne peut concourir à cette dépense pour la cause que la caisse municipale ne présente aucune ressource et que le budget pour 1842 présente un excédent de dépenses, – en outre, elle a en projet la construction d’un presbytère qu’elle ne pourra construire sans recourir à l’emprunt.

Le conseil municipal offre, si le chemin doit traverser le territoire de la commune de Marthille, de mettre gratuitement à la disposition de l’Etat, les terrains communaux qui seraient reconnus nécessaires au parcours de ce chemin de fer.

*La commune faisait alors partie du Département de la Meurthe jusqu’au traité de Francfort en 1871.

La Bataille de Morhange

La bataille de Morhange du 20 août 1914

Préparée par une lente progression des armées françaises à partir du 14 août, la bataille de Morhange proprement dite va se dérouler sur 2 jours.

Le 19 août qui voit une offensive française victorieuse et de grande ampleur, et le 20 août une contre-offensive allemande provoqua le repli du 20è corps.

Du 14 au 18 août, la progression française est assez lente, la résistance allemande de faible ampleur et le 20è corps occupe la Seille depuis les hauteurs de Marsal jusqu’à Chambrey.

Le premier objectif accompli, la mission va être de progresser sur une profondeur de 25 à 3O km en un jour, afin d’occuper le front Morhange, signal de Baronville – signal de Marthille.

Partis à 8 heures du matin, le 19 août, nos soldats vont se heurter à une opposition plus forte de l’infanterie française qui ne passera inaperçue à cause de ses pantalons rouges, ce qui créera de lourdes pertes.

Au soir du 19 aout le 20è corps a atteint les objectifs qui lui avaient été assignés par le général de Castelnau, chef de la 2è armée. Pendant que se déroulaient les opérations, les allemands immigrés de la nouvelle ville, peu rassurés jugèrent prudents de se mettre en lieu sûr, et ils commencèrent dès 2 heures de l’après-midi un exode vers les villages de l’arrière.

Les Lorrains, quant à eux assistèrent en spectateurs, parfois du haut des toitures, au mouvement de troupe, cependant vers 20 heures, le tir se rapprocha de la cille. Les obus éclataient dans quelques rues.

Ils se mirent à réfléchir au danger et cherchèrent un abri pour la nuit. La journée du 19 août avait été dure pour les troupes françaises (pertes, longues distances sous une chaleur accablante, manque de ravitaillement, opération en cours depuis déjà 5 jours) les troupes avaient besoin de repos mais une surprise allait les attendre car dès le lendemain, les troupes allemandes lançaient la contre-offensive, telle qu’elle avait été prévue de longue date.

Toute la nuit on avait entendu des bruits de trains et des troupes fraiches étaient entrées à Morhange.
Dès 4 heures du matin, les Bavarois, après avoir mis en action leur artillerie lourde, attaquent en force. Les français ripostent avec leur artillerie en position devant. Les habitants rendus prudents devant les «évènements de la veille, prirent l’habitude de chercher refuge dans les caves.

Malgré de terribles pertes, les unités françaises résistent désespérément, les actes d’héroïsme se multiplient, Achain et Conthil auront leur raison des dernières cartouches mais dès 8 heures, Foch est obligé de consentir à un premier repli sur Seille, l’après-midi, le général de Castelnau ordonne le repli général de la 2è armée sur la Meurthe, le 20è corps recevant la mission de couverture sur la tête de pont de Château Salins.

Au soir du 20 août, la bataille de Morhange est terminée et le font est rétabli aux environs de l’ancienne frontière.
Les 19 et 20 août, 5 000 hommes, environ, sont tombés
Le village de Marthille a été épargné par cette bataille.

la Chapelle

Sur la route menant de Marthille à Villers sur Nied, juste à la sortie du village, sur la droite on aperçoit un bâtiment.

C’est la chapelle saint Jean.

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Selon une légende, cette chapelle aurait été érigée par un comte pour les beaux yeux d’une demoiselle.

Au Xè siècle, à l’époque de la chevalerie, le comte de Destry régnait sur la région. Mais il n’était pas très aimé de la population car il effrayait les jeunes filles. Certaines étaient même enlevées.
La population en attribua la faute au comte qui, selon les rumeurs, les retenaient prisonnières dans la forteresse.

Un jour, alors qu’il chassait, il aperçut une jeune fille se baignant les pieds. Il la trouva parfaite et en tomba amoureux.

Celui-ci la demanda en mariage, mais elle ne lui accorda pas même un regard.
Fou de rage, il l’enleva et l’enferma dans une tour, interdisant l’entrée à toute autre personne que lui. Il ne se lassa pas de lui rendre visite chaque jour. Un jour qu’il lui demandait pardon, elle lui tendit la main.
Elle accepta de devenir son épouse à condition qu’il eut, de ses mains, construit une chapelle dédiée à Saint Jean Baptiste, à l’endroit qu’elle lui indiquait.

Le comte se mit à l’ouvrage, et deux ans plus tard, lorsque la chapelle fut terminée, ils se marièrent.

Mais la comtesse tomba malade, mourut rapidement.
Le comte, abandonna ses biens et disparut.

Quelques temps plus tard, un religieux vint s’installer sur les lieux et construit une cellule.Il portait constamment un capuchon baissé sur son visage.

La légende ne précise pas si c’est le comte qui décida de revenir incognito sur les lieux.

Lors de la fête de saint Jean Baptiste, les fidèles se rendaient en procession à une messe célébrée dans la chapelle.

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C’était une grande fête avec des stands, de chapelets et confiserie.

C’était courant, d’entendre le son de la cloche, mise en mouvement par les jeunes.

Aujourd’hui, elle est à l’abandon.

C’est une chapelle privée.

l’Orgue

http://mairie-marthille.fr/lorgue

La paroisse de Marthille a la chance de posséder un orgue.

Voici son descriptif :

Orgue Henri Vondrasek (1938)

1 clavier de 56 notes et pédalier de 30 notes.
Transmissions mécaniques.
Composition :
Clavier manuel:

Bourdon 8′ (B)
Flûte 8′ (D)
Salicional 8′ (B et D)
Montre 4′ (B)
Prestant 4′ (D)
Quinte 2′ 2/3 (B)
Nazard 2′ 2/3 (D)

Viola 2′ (B et D)
Mixtur III rgs (B)
Cornet V rgs (D)

Pédale
Subbass 16’

Tirasse clavier

C’est dommage que les fidèles ne l’entendent plus. Le prêtre desservant la paroisse a en charge les paroisses de tout le canton de delme. Lors des rares messes célébrées dans l’église, l’organiste utilise un clavier portatif.

L’Orgue

L’orgue est un instrument à vent multiforme dont les caractéristiques communes sont de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores alimentés par une soufflerie, et accordés suivant une gamme définie. L’orgue est joué le plus souvent à l’aide d’au moins un clavier et le plus souvent d’un pédalier.

l’église de Marthille a la chance d’en posséder un

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En 1842, le curé mentionna dans un questionnaire, envoyé par l’évêché de Nancy : « sur la tribune est aussi un orgue à cylindre et à clavier tout à la fois ». Son origine n’est pas connue. Lors de la visite canonique du 25 octobre 1910, on avait ainsi recommandé que dès que les ressources le permettront, il y a lieu de faire l’acquisition d’un jeu d’orgues » la visite canonique du 17 octobre 1913 confirma cette demande. Lors du recensement de Mathias, en 1932, il n’y avait qu’un harmonium.

C’est à l’initiative de l’Abbé Jean Pétry, curé de 1936 à 1981, que le conseil de fabrique décida, en octobre 1937, de remplacer l’harmonium par un orgue, payé par la location des bancs et par une souscription lancée parmi les paroissiens.
Il fut commandé à Henri Vondrasek.

L’instrument fut inauguré lors des vêpres du dimanche des Rameaux 1938 par le Chanoine Frankum. Comme dans plusieurs ouvrages de Vondrasek, la traction est mécanique ce qui pour l’époque était plutôt novateur.
Endommagé par un obus tombé dans l’église, l’orgue fut réparé en 1958 par Joseph Albert pour environ 200 000 F. A la fin du printemps de 1993, François Delangue effectua un relevage complet pour 85 332.70 F

Buffet
Très sobre, la boiserie se limite à des montants et traverses en chêne pour la façade et en sapin pour les parois latérales, avec des panneaux en contreplaqué. Il n’y a ni paroi arrière ni plafond. Au-dessus de la console, des panneaux grillagés permettent à l’organiste de mieux s’écouter. Les tuyaux de façade sont en zinc, avec écussons rapportés en plein cintre.

Console
Latérale, à droite du soubassement, fermée par un rideau coulissant. Clavier en tilleul, avec naturelles replaquées par Delangue en os (matière synthétique blanche avant 1993 et feinte en ébène. Octave 161 mm. Pédalier droit en chêne, avec marches en éventail. Tirants de section ronde, alignés au-dessus du clavier, avec porcelaines banches et bagues dorées. Tirasse par pédale à accrocher, au centre. Deux plaques, l‘une en porcelaine blanche, à gauche, l’autre en métal, indiquant :
Henri Vondrasek Restauré par Joseph Albert
facteur d’orgues Facteur d’Orgues
Sarre-Union Boulay

Transmission
Mécanique non suspendue, à équerres en laiton. Abrégés horizontaux avec rouleaux en chêne. Abrégé de la tirasse avec rouleaux en fer. Tirage mécanique des jeux, comportant un petit abrégé avec rouleaux en fer permettant de disposer les jeux à la console dans un ordre acoustique et non dans l’ordre des chapes.

Tuyauterie
Entièrement de Vondrasek, sans réemploi de tuyaux plus anciens. Tuyaux de facture industrielle, poinçonnés, avec lèvres supérieures biseautées.

Diapason
La à 440 Hz

Soufflerie
Réservoir à deux plis compensés, placé dans une pièce derrière l’orgue, à gauche du clocher. Pompes actionnées par un levier en bois. Ventilateur électrique sans caissons protecteur.

Sons divins
Lors de la prière du chapelet, nous avons nouveau le plaisir de l’entendre raisonner dans l’église . Mercredi à 16 h en hiver et à 17 h l’été, chaque semaine en mai et octobre et le 2ème mercredi les autres mois.

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le Trésor

Qui, s’intéressant un peu au village de Marthille, n’a pas entendu parler de son trésor ?
Ce fameux trésor, qui a fait parler beaucoup de personnes, en a ruiné quelques unes, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse locale.
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Tout a commencé par un livre de messe.
En 1925, Gaston Masculier, mécanicien à Metz, découvre dans un parchemin inséré dans la reliure du livre, et qui s’en était échappé alors que le jeune homme voulait détruire l’ouvrage.
Intrigué, il présente sa découverte à son ami M Kronenberg.

Il s’agit d’un testament de quatre pages écrit à l’encre rouge.
Daté de 1927, il est signé d’un certain comte Jean François Savary, rédigé depuis une prison de Belfort.
Il a indiqué avant son arrestation qu’il avait dissimulé une fortune dans un souterrain près d’une ancienne abbaye, à Marthille, ainsi que le croquis joint en faisait foi.
Il y aurait enterré avec l’aide de son valet, deux grandes caisses en fer pleines d’or, de diamants et de bijoux.
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Persuadés de devenir très riches rapidement, les deux amis vinrent début 1926, entreprendre des recherches à l’endroit cité dans le document  » le bois des seigneurs ». Mais devant l’ampleur du travail et faute de moyens, ils décidèrent de touver des associés.
Maitre Fidèle fut conquis et réussit à convaincre un entrepreneur Auguste Rosier et quelques personnalités mussipontaines. Ils constituèrent une association secrète dénommée « Marguerite ». Un sourcier leur confirma par deux fois l’emplacement et la présence du trésor. Ils creusèrent et recreusèrent. Hélas ils ne trouvèrent rien et suspendirent les travaux, faute de moyens. le Duc d’Ayen, relança les fouilles, engagea une partie de sa fortune. Et lui non plus ne trouva rien.
En 1928, l’assocation « Marguerite » était ruinée et certains de ses membres, eurent, dit-on une fin tragique.

Qui était ce Jean-François Savary ?
L’histoire de l’époque n’en fait pas mention.

 Le plus célèbre comte du même nom, est le duc de Rovigo. de son prénom Anne – Jean-Marie – René. Né le 26 avril 1774, il s’est engagé en 1789 dans le régiment du Royal Normandie. Capitaine en 1793, devient aide de camp de Desaix puis occupa la même fonction auprès de Napoléon. Nommé en 1831 général en chef des armées françaises à Alger, il en revient un an plus tard et mourut à Paris le 02 juin 1833.

 Le second Savary possible se prénommait Louis-Jacques. Avocat député de l’Eure à la convention il n’avait pas voté la mort du Roi. Elu au conseil des 500 puis au corps législatif en l’an 8; il décéda de mort naturelle en 1831.

 Il y eut encore Félix Savary, né à Paris en 1797, décédé à Stagel. Il était astronome et mathématicien.

 Le seul François Savary qui ait été retrouvé était un seigneur de Bréves, issu d’une ancienne famille de Tourraine. Ambassadeur de France à Constantinople, il mourut en 1627.

Qui était Gaston Masculier ?
Celui dont on parle le plus et que l’on connait le moins.
Il est né à Metz le 14 septembre 1901. apprenti mécanicien, l’on retouve sa trace à Dieuze, Chateau Salins et Guébilng. Il décéda à Saint Mars la Briève dans la Sarthre le 18 septembre 1971.

Le trésor n’a pas été trouvé, a t-il seulement existé ?
Monsieur Albert Fagioli pense que oui, il a écrit « le Duc d’Enghein ou le trésor de Marthille ».
http://albert-fagioli.blogg.org/]
[p-le-tresor-fait-a-nouveau-parler-de-lui-suitr-au-livre-d-albert-fafioli

Le testament a t-il vraiment existé ?

S’agit-il d’une enorme escroquerie ?

Y-a-il un trésor ?

Exrtaits d’articles parus dans la presse

Dans le cadre du fleurissement un massif a été créé. un panneau d’information a été mis en place derrière deux coffres remplis de pièces d’or, symbolisés par les fleurs jaunes et or.