le Nom

« Mars » ou « Marie »

«Thillium et Marie»

Le nom de la commune proviendrait à la fois du latin « Tilium,a » synonyme de tilleul et du nom de Marie, la Sainte Vierge, à laquelle l’église était primitivement dédiée.

Au siècle suivant, l’appellation se réduisit considérablement, ne conservant que le suffixe « Tilium ». En 1161, la consonnance latine disparut au profit de « Thil ».
Au XVI siècle le nom « Marie » s’ajouta au suffixe afin d’engendrer la dénomination Marthille. le nom ne changea plus jusqu’à l’évènement de « Marthiil en 1871, remplacé par Marthille en 1919 pour « Marten » sous l’occupation allemande.
Marthille finit par retoruver sa dénomination française à la Libération

«Mars et Til»

Une légende qui n’a plus actuellement beaucoup de crédit, voudrait qu’il y ait eu à l’époque gauloise ou plutôt qallo-romaine un temple entouré de tilleurs centenaires, temple dédié à Mars, Dieu de la guerre chez les romains.
l’explication serait alors simple :
Mars et Til (abreviation de tilleuls) “Marthil”

Mais ce n’est qu’une légende et ce serait trop simple.Aux archives de la Meurthe à Nancy, département dont dépendait le village jusqu’en 1870, on constate que c’est en 1688 qu’apparaît pour la première fois le nom de Marthil.
On l’appelait alors MARTEIL car le village était habité par des populations de langue germanique jusqu’à la guerre de trente ans.
Quel pouvait bien être le nom du village avant 1688 ?
L’histoire nous apprend qu’il existait , jadis un village qui a du s’appeler ANCEL-JEANNETTE.

Il semble donc selon toute éventualité que cet ancêtre du village actuel se trouvait sur la colline dite haut de saint Jean, où se trouve encore aujourd’hui d’ailleurs un bâtiment qui était jadis une chapelle, seul témoin de ce village évanoui.
On trouve encore en cultivant cette colline de nombreux débris de tuiles, de pierres, restes épars de la commune disparue.
Mais la preuve la plus évidente est la découverte en 1892, de 15 sépultures alignées trouvées dans les vinges qui surplombent la colline où ce trouve ce bâtiment.

On trouve encore ce nom de Marte dans une charte datées du 08 juillet 717 et par laquelle Childéric II fait don de ce village à l’abbaye saint Arnould de Metz. (Remarquons qu’il y a sur le ban de commune, un bois dit bois de St Arnould)
Le fait que l’ancienne chapelle située à l’endroit où se trouvait l’ancien village ait été dédiée à Saint Jean peut d’ailleurs expliquer le nom d’Ansel jeannette, dont nous avons parlé précédemment. Ansel dérive certainement de l’allemand Hansel qui est un diminutif de Hans (Jean)
Ainsi, ayant eu pour berceau l’ancienne cité d’Ansel Jeannette, notre localité après x’être appelée MARTE en 717, puis TIL 952 et TILLE en 1325 a en 1688 uni ses deux anciens noms et s’appelle depuis ce temps là MARTHILLE.

le Trésor

Qui, s’intéressant un peu au village de Marthille, n’a pas entendu parler de son trésor ?
Ce fameux trésor, qui a fait parler beaucoup de personnes, en a ruiné quelques unes, a fait couler beaucoup d’encre dans la presse locale.
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Tout a commencé par un livre de messe.
En 1925, Gaston Masculier, mécanicien à Metz, découvre dans un parchemin inséré dans la reliure du livre, et qui s’en était échappé alors que le jeune homme voulait détruire l’ouvrage.
Intrigué, il présente sa découverte à son ami M Kronenberg.

Il s’agit d’un testament de quatre pages écrit à l’encre rouge.
Daté de 1927, il est signé d’un certain comte Jean François Savary, rédigé depuis une prison de Belfort.
Il a indiqué avant son arrestation qu’il avait dissimulé une fortune dans un souterrain près d’une ancienne abbaye, à Marthille, ainsi que le croquis joint en faisait foi.
Il y aurait enterré avec l’aide de son valet, deux grandes caisses en fer pleines d’or, de diamants et de bijoux.
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Persuadés de devenir très riches rapidement, les deux amis vinrent début 1926, entreprendre des recherches à l’endroit cité dans le document  » le bois des seigneurs ». Mais devant l’ampleur du travail et faute de moyens, ils décidèrent de touver des associés.
Maitre Fidèle fut conquis et réussit à convaincre un entrepreneur Auguste Rosier et quelques personnalités mussipontaines. Ils constituèrent une association secrète dénommée « Marguerite ». Un sourcier leur confirma par deux fois l’emplacement et la présence du trésor. Ils creusèrent et recreusèrent. Hélas ils ne trouvèrent rien et suspendirent les travaux, faute de moyens. le Duc d’Ayen, relança les fouilles, engagea une partie de sa fortune. Et lui non plus ne trouva rien.
En 1928, l’assocation « Marguerite » était ruinée et certains de ses membres, eurent, dit-on une fin tragique.

Qui était ce Jean-François Savary ?
L’histoire de l’époque n’en fait pas mention.

 Le plus célèbre comte du même nom, est le duc de Rovigo. de son prénom Anne – Jean-Marie – René. Né le 26 avril 1774, il s’est engagé en 1789 dans le régiment du Royal Normandie. Capitaine en 1793, devient aide de camp de Desaix puis occupa la même fonction auprès de Napoléon. Nommé en 1831 général en chef des armées françaises à Alger, il en revient un an plus tard et mourut à Paris le 02 juin 1833.

 Le second Savary possible se prénommait Louis-Jacques. Avocat député de l’Eure à la convention il n’avait pas voté la mort du Roi. Elu au conseil des 500 puis au corps législatif en l’an 8; il décéda de mort naturelle en 1831.

 Il y eut encore Félix Savary, né à Paris en 1797, décédé à Stagel. Il était astronome et mathématicien.

 Le seul François Savary qui ait été retrouvé était un seigneur de Bréves, issu d’une ancienne famille de Tourraine. Ambassadeur de France à Constantinople, il mourut en 1627.

Qui était Gaston Masculier ?
Celui dont on parle le plus et que l’on connait le moins.
Il est né à Metz le 14 septembre 1901. apprenti mécanicien, l’on retouve sa trace à Dieuze, Chateau Salins et Guébilng. Il décéda à Saint Mars la Briève dans la Sarthre le 18 septembre 1971.

Le trésor n’a pas été trouvé, a t-il seulement existé ?
Monsieur Albert Fagioli pense que oui, il a écrit « le Duc d’Enghein ou le trésor de Marthille ».
http://albert-fagioli.blogg.org/]
[p-le-tresor-fait-a-nouveau-parler-de-lui-suitr-au-livre-d-albert-fafioli

Le testament a t-il vraiment existé ?

S’agit-il d’une enorme escroquerie ?

Y-a-il un trésor ?

Exrtaits d’articles parus dans la presse

Dans le cadre du fleurissement un massif a été créé. un panneau d’information a été mis en place derrière deux coffres remplis de pièces d’or, symbolisés par les fleurs jaunes et or.

la Chapelle

Sur la route menant de Marthille à Villers sur Nied, juste à la sortie du village, sur la droite on aperçoit un bâtiment.

C’est la chapelle saint Jean.

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Selon une légende, cette chapelle aurait été érigée par un comte pour les beaux yeux d’une demoiselle.

Au Xè siècle, à l’époque de la chevalerie, le comte de Destry régnait sur la région. Mais il n’était pas très aimé de la population car il effrayait les jeunes filles. Certaines étaient même enlevées.
La population en attribua la faute au comte qui, selon les rumeurs, les retenaient prisonnières dans la forteresse.

Un jour, alors qu’il chassait, il aperçut une jeune fille se baignant les pieds. Il la trouva parfaite et en tomba amoureux.

Celui-ci la demanda en mariage, mais elle ne lui accorda pas même un regard.
Fou de rage, il l’enleva et l’enferma dans une tour, interdisant l’entrée à toute autre personne que lui. Il ne se lassa pas de lui rendre visite chaque jour. Un jour qu’il lui demandait pardon, elle lui tendit la main.
Elle accepta de devenir son épouse à condition qu’il eut, de ses mains, construit une chapelle dédiée à Saint Jean Baptiste, à l’endroit qu’elle lui indiquait.

Le comte se mit à l’ouvrage, et deux ans plus tard, lorsque la chapelle fut terminée, ils se marièrent.

Mais la comtesse tomba malade, mourut rapidement.
Le comte, abandonna ses biens et disparut.

Quelques temps plus tard, un religieux vint s’installer sur les lieux et construit une cellule.Il portait constamment un capuchon baissé sur son visage.

La légende ne précise pas si c’est le comte qui décida de revenir incognito sur les lieux.

Lors de la fête de saint Jean Baptiste, les fidèles se rendaient en procession à une messe célébrée dans la chapelle.

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C’était une grande fête avec des stands, de chapelets et confiserie.

C’était courant, d’entendre le son de la cloche, mise en mouvement par les jeunes.

Aujourd’hui, elle est à l’abandon.

C’est une chapelle privée.

La Bataille de Morhange

La bataille de Morhange du 20 août 1914

Préparée par une lente progression des armées françaises à partir du 14 août, la bataille de Morhange proprement dite va se dérouler sur 2 jours.

Le 19 août qui voit une offensive française victorieuse et de grande ampleur, et le 20 août une contre-offensive allemande provoqua le repli du 20è corps.

Du 14 au 18 août, la progression française est assez lente, la résistance allemande de faible ampleur et le 20è corps occupe la Seille depuis les hauteurs de Marsal jusqu’à Chambrey.

Le premier objectif accompli, la mission va être de progresser sur une profondeur de 25 à 3O km en un jour, afin d’occuper le front Morhange, signal de Baronville – signal de Marthille.

Partis à 8 heures du matin, le 19 août, nos soldats vont se heurter à une opposition plus forte de l’infanterie française qui ne passera inaperçue à cause de ses pantalons rouges, ce qui créera de lourdes pertes.

Au soir du 19 aout le 20è corps a atteint les objectifs qui lui avaient été assignés par le général de Castelnau, chef de la 2è armée. Pendant que se déroulaient les opérations, les allemands immigrés de la nouvelle ville, peu rassurés jugèrent prudents de se mettre en lieu sûr, et ils commencèrent dès 2 heures de l’après-midi un exode vers les villages de l’arrière.

Les Lorrains, quant à eux assistèrent en spectateurs, parfois du haut des toitures, au mouvement de troupe, cependant vers 20 heures, le tir se rapprocha de la cille. Les obus éclataient dans quelques rues.

Ils se mirent à réfléchir au danger et cherchèrent un abri pour la nuit. La journée du 19 août avait été dure pour les troupes françaises (pertes, longues distances sous une chaleur accablante, manque de ravitaillement, opération en cours depuis déjà 5 jours) les troupes avaient besoin de repos mais une surprise allait les attendre car dès le lendemain, les troupes allemandes lançaient la contre-offensive, telle qu’elle avait été prévue de longue date.

Toute la nuit on avait entendu des bruits de trains et des troupes fraiches étaient entrées à Morhange.
Dès 4 heures du matin, les Bavarois, après avoir mis en action leur artillerie lourde, attaquent en force. Les français ripostent avec leur artillerie en position devant. Les habitants rendus prudents devant les «évènements de la veille, prirent l’habitude de chercher refuge dans les caves.

Malgré de terribles pertes, les unités françaises résistent désespérément, les actes d’héroïsme se multiplient, Achain et Conthil auront leur raison des dernières cartouches mais dès 8 heures, Foch est obligé de consentir à un premier repli sur Seille, l’après-midi, le général de Castelnau ordonne le repli général de la 2è armée sur la Meurthe, le 20è corps recevant la mission de couverture sur la tête de pont de Château Salins.

Au soir du 20 août, la bataille de Morhange est terminée et le font est rétabli aux environs de l’ancienne frontière.
Les 19 et 20 août, 5 000 hommes, environ, sont tombés
Le village de Marthille a été épargné par cette bataille.